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Jardins Solidaires

 

Nos jardins au fil des saisons :

- Le Jardin des Phacélies

- Le Jardin des Cerises

- Le Jardin des Grelinettes

- Le Jardin des Eaux Chaudes

 

Besoin d'un conseil ? d'une idée ? d'une explication ?

Allez faire un tour dans notre JARDIN EN PRATIQUE.

 

Les Jardins Solidaires

Ce sont des parcelles de maraîchage biologique :

•  des parcelles individuelles, cultivées en famille, en "autoproduction accompagnée", c'est à dire pour sa propre consommation, et avec le soutien d'une structure d'animation pour maintenir la cohésion du groupe et l'engagement de chacun dans une aventure collective

•  des parcelles pédagogiques, recevant différents publics en formation, groupes d'élèves, de jeunes, de visiteurs... et participant à l'intégration du jardin dans la dynamique citoyenne du quartier et/ou de la ville.

•  des espaces de convivialité et d'usage collectif, des vergers, des aromatiques, du compostage, de l'outillage, de l'irrigation, du repos, du repas, des lieux de cuisson (bois et/ou solaires....)

 

Il s'agit de mettre en lien  des propriétaires (privés et/ou publics) de terrains en mal d'entretien, qui vont les mettre à disposition de l'association ; des ouvriers du paysage qui vont restaurer puis entretenir ces terrains ; des adhérents jardiniers, qui vont y cultiver leurs parcelles de légumes et de fleurs.

Les conventions de mise à disposition établies entre l'association et les propriétaires sont annuelles et tacitement reconductibles : elles règlent l'usage de la parcelle en échange de son entretien régulier et des travaux de rénovation.

Les critères de sélection des jardiniers sont volontairement succincts, afin de favoriser la mixité sociale et le hasard des rencontres : habiter en appartement, résider dans le quartier ou dans le centre-ville, faire preuve de motivation... Ils ont signé une charte de bon usage les engageant, entre autres, à cultiver en méthode biologique et à respecter les règles de vie commune.

L'animatrice intervient de une à deux fois par semaine, au gré du climat et des urgences horticoles. Elle délivre conseils, diagnostics et instructions de jardinage, gère une petite bibliothèque de prêts, fait le lien entre les riverains, les propriétaires et les jardiniers, organise les travaux collectifs et les réunions de groupe (tous les deux mois en moyenne).

 

Ce jardin partagé devient un espace de lien social : par les rencontres, le travail en commun, l'émulation, les échanges, les espaces pour les enfants, les fêtes. C'est un lieu de travail mixte, où œuvrent ensemble hommes et femmes, jeunes et vieux, habitants d'HLM et riverains plus aisés, autoproducteurs et groupes d'enfants scolarisés. C'est un vecteur de revalorisation d'un quartier, et de réconciliation avec sa propre image et celle de son environnement. C'est un échange de solidarité entre les propriétaires des terrains et les jardiniers, dont les uns procurent la terre et les autres, son embellissement et son entretien...

Pour les familles modestes, le jardinage en autoproduction participe au chemin de l'insertion  : la capacité de faire par soi-même et de consommer le bien produit permet d'accéder à une économie non monétaire, mais non négligeable, qui contribue à réduire les inégalités sociales. Au sein de la vie privée, il permet aux adultes d'avoir une prise concrète sur leur cadre quotidien, il leur offre une part d'autonomie, les aide à se (re)positionner à l'égard de leurs enfants, peut jeter des ponts entre les générations… Vis-à-vis du monde extérieur, il favorise la solidarité intra et intercommunautaire, permet la (re)conquête du statut de producteur, l'apprentissage des codes sociaux, le respect du travail d'autrui….

Faire son jardin permet de rompre le désœuvrement, de (re)trouver un rythme de travail , d'exercer une activité physique, de s'inventer une bonne organisation, d'apprendre de nouvelles techniques, et de se fournir en ressources alimentaires complémentaires, de qualité, qui pourront ouvrir la voie à une évolution vers la diététique et l'équilibre.

C'est aussi une activité qui s'inscrit dans le cycle du vivant , et qui participe à la compréhension des relations entre les êtres vivants, à la réconciliation avec les rythmes du temps et des saisons, au repérage de sa place dans le système, à la responsabilisation de son propre impact . Au travers de la pratique écologique – le cycle de l'humus, le cycle de l'eau, le cycle du carbone etc... – nait alors la notion du respect, le respect envers le milieu qui nous nourrit, envers les autres qui s'y inscrivent, et envers nous-mêmes. De nouveaux comportements plus écologiques peuvent ainsi émerger.